Couverture t es qu prof toi 21 11

T'es qu'un prof toi, de Jean-Marie Farey et Chantal Langon

Deux profs vous livrent leurs ressenti d'une année en lycée professionnel

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Entre 1970 et 2010, un enseignant français aura connu jusqu’à 20 ministres et presque autant de réformes, aura subi environ une quinzaine de recteurs d’académie aux motivations plus ou moins obscures, aura supporté l’intransigeance, parfois vaine et dangereuse, de nombreux inspecteurs, et aura « obéi » à des chefs d’établissement trop souvent carriéristes et dépassés par les situations qu’ils devaient gérer.

 

Comment, dans ces conditions, les responsables politiques de la France, dans leur réforme continuelle de l’école, peuvent-ils imaginer être pris au sérieux par les professeurs, les parents, et même … les élèves ? Tout a sonné faux depuis la suppression des classes du Certificat d’Étude en 1961, puisque chaque membre de cet ensemble tripartite n’a jamais eu l’impression que l’on y parlait de lui.

Jules, Isabelle.

Sa première année. Sa dernière année.

L’avion amorce sa lente ascension vers le futur. Jules a décidé de s’installer au Brésil ! Lola l’attend à Sao Paulo et il ne reviendra pas en France. A partir du mois de mai, il n’a plus rien fait d’autre qu’attendre qu’elle lui dise : « Viens ! ».

Au fil du temps, la dégradation de sa motivation à cautionner l’échec programmé de toute une génération, dans une société qui a de plus en plus de mal à intégrer sa jeunesse, a eu raison de sa vocation d’enseignant.

 

Démission.

Il part !

Les parents de Lola, deux universitaires brésiliens, ont créé une école privée de langues étrangères, dont le français. Jules aime Lola. Il aimera le Brésil. Il y enseignera le français comme “ langue étrangère ”.

Avec un petit sourire crispé, il se dit que, de toute façon, pour certains de ses élèves, en France, le français, c’était déjà une langue étrangère !

Et pourtant, en septembre, l’an dernier, à Reims, tout avait si

bien commencé… Isabelle est installée sur la terrasse de son vaste jardin arboré, où coule un ruisseau, et savoure son premier mois de septembre sans rentrée scolaire.

En retraite !

Le Proviseur, fin juin, l’a saluée en affirmant : « Elle savait

remuer” les gens, ça va nous manquer ! ».

Aujourd’hui, elle a surtout envie de parler, de raconter l’école,

avec des mots simples, ceux qu’on emploie tous les jours pour dire aux gens l’authentique réalité de ce qu’on vit.

Elle écrit.

 

Chantal LANGON et Jean-Marie FAREY, tous deux aujourd’hui « jeunes retraités », ont été professeurs dans le même Lycée pendant plus de 30 ans, l’une en Lettres-Histoire et l’autre en Maths-Sciences. Ils n’ont milité, ni l’un ni l’autre, dans aucun parti et ne prirent aucune responsabilité dans quelque syndicat d’enseignant que ce soit.